Moulinex libère la femme

moulinex

    Comment avait-elle put encore se laisser aller. Comment avait-elle put permettre que sa vie soit un enfer encore une année de plus alors que la possibilités lui avait été offerte de se libérer des chaînes qui la maintenait à sa cuisine. Cela faisait à peine un quart d'heure que George et elle étaient rentrés et elle regrettait déjà. Debout devant son évier et le monticule de vaisselle qu'elle avait nettoyé, elle repensa à cette journée qui aurait due être celle de sa délivrance.
    Comme tous les ans, pour son anniversaire, Marie avait eu le droit de cuisiner ce qu'elle voulait, de choisir les assiettes qu'elle voulait, et de servir le déjeuner dans la salle à manger plutôt que dans la cuisine. Elle s'était donc levé très tôt, était aller au marché chercher le plus beau rôti chez son marchand habituel, puis avait passée 2h dans la cuisine à l'attendrir, le piquer, l'assaisonner et encore 3h à le faire cuire tout doucement, comme son mari l'aimait, pour se faire pardonner. En effet, quand elle était rentrée, George était levé depuis 10
minutes et était déjà de fort méchante humeur car rien n'était prêt et qu'il était déjà 8h05. Elle avait dut en catastrophe lui faire son café, griller des toasts à la poêle, presser son jus d'orange, sortir les confitures... elle en avait presque oublier son rôti dans le panier. Quand George rentra, la table était mise avec ses assiettes préférées, celles avec le liseré d'or qu'il tenait de sa mère. Il s'assit, elle lui servit les meilleures tranches du rôti, avec des flageolets, puis le gâteau au chocolat, qu'elle avait spécialement fait la veille parce qu'il le préférait froid, avec la crème anglaise. Quand il eu finit, elle débarrassa, lui servi son café. Enfin, après sa demi heure de sieste bien mérité, son mari vint la voire :
« Marie, comme tous les ans nous allons aller choisir ton cadeau d'anniversaire. Mets ton manteau, ton chapeau et tes gants, Decré n'est pas un endroit ou tu peux te comporter comme tous les jours, en paysanne. »
    Decré était un rêve pour toute femme : Un immense lieu où toutes les marchandises se côtoyaient sur 4 étages, des robes aux volailles.
« Qu'est-ce qui te ferai plaisir Marie ? »
« Je ne sais pas... c'est tellement grand... »
A ce moment, ils passèrent devant les nouveaux électroménagers, et Marie ne put s’empêcher de s’arrêter un instant devant le nouveau lave-vaisselle Mouinex. Elle se prit un instant à rêver : plus d'eau ni de savon qui vous assèchent les mains, plus d'heure passer devant son évier...
« ta robe est vraiment trop démodée, tu n'en voudrait pas une nouvelle pour ton anniversaire ? »
« Si. La dernière à la mode ? »
« si ça peut m'éviter de revoir celle-là. Tu en fera des chiffons. »
« Oui, bien sur mon chéri. »

    La nouvelle avait des fleurs dessus, comme elle les aimaient. Elle la porterai pour aller à la messe... et l'an prochain, elle demanderai un lave-vaisselle, comme son amie Sidonie, celle que George n'aimait pas car il la trouvait trop peu concernée par son foyer pour une femme. Encore qu'elle aurait peut être déjà un bébé d'ici-là... George avait l'air d'y tenir...

 

On devait écrire ce qui se passait 15 minutes avant la photo. j'ai un peu outrepassé les 15 minutes mais bon

enjoy!!!

mes topines d'écrits:

pupure la licorne

norethrud

et l'exo précédent:

didrophilement écrit 3